De Liffré au Japon, il y a près de 10 000 kilomètres. Une distance qui n’empêche pas Escurette de faire voyager son cure-oreille et son gratte-langue bien au-delà de la Bretagne.
Créée en 2019, l’entreprise familiale bretonne poursuit son développement à l’international tout en restant fidèle à ce qui fait son identité : des produits durables, pensés comme des alternatives aux objets jetables du quotidien et fabriqués localement. Parmi les marchés où la marque rencontre un intérêt croissant, le Japon occupe aujourd’hui une place particulière.
Escurette au Japon : un partenariat qui grandit depuis trois ans
Cela fait maintenant trois ans qu’Escurette collabore avec Emii, distributrice exclusive de la société Ek Select au Japon. Un marché particulièrement intéressant pour la marque puisque le cure-oreille y est déjà bien ancré dans les habitudes d’hygiène. Contrairement à la France, où son utilisation reste encore à démocratiser, cet objet du quotidien est familier des consommateurs japonais.
Au fil des années, le partenariat s’est développé et les résultats témoignent de cette dynamique : après une progression de 150 % en 2025, les ventes d’Escurette au Japon ont augmenté de 450 % en 2026.
Une collaboration qui se construit aussi au-delà des échanges commerciaux. Emii s’est récemment rendue dans les locaux d’Escurette à Liffré. L’occasion de rencontrer l’équipe, de découvrir la fabrication des produits et d’échanger sur les attentes et les particularités du marché japonais.
Cette dynamique s’inscrit dans un développement plus large de la marque hors de France : l’export représente aujourd’hui 30 % des ventes d’Escurette. Et après le Japon, l’entreprise bretonne regarde déjà vers d’autres marchés asiatiques.
Réduction des déchets et objets durables : des préoccupations communes
Si les habitudes d’hygiène favorisent la rencontre entre Escurette et le marché japonais, le rapprochement fait également sens autour des enjeux liés à la réduction des déchets et à la durée de vie des objets.
Le Japon produit en effet relativement peu de déchets municipaux par rapport aux autres pays de l’OCDE. En 2021, le pays en générait environ 330 kg par habitant et par an, contre 531 kg en moyenne dans l’OCDE.
Une tendance à la baisse qui se poursuit. Selon les dernières données publiées par le ministère japonais de l’Environnement, 38,11 millions de tonnes de déchets municipaux ont été produites au cours de l’année fiscale 2024, soit une diminution de 2,2 % en un an. La quantité produite quotidiennement est également passée de 851 à 839 grammes par habitant.
Pour autant, le Japon fait encore face à des défis en matière de gestion des déchets. L’OCDE souligne notamment qu’environ 20 % des déchets municipaux y sont recyclés, contre 24 % en moyenne dans l’organisation.
Réduire les déchets à la source et prolonger l’utilisation des objets restent donc des enjeux essentiels. Une approche qui rejoint directement la démarche d’Escurette : remplacer un produit jetable par une alternative réutilisable, conçue pour accompagner durablement les gestes d’hygiène du quotidien.

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